

Plusieurs rabatteurs nous harcèlent dès notre arrivée à San Pedro de Atacama. Ce n'est pas très surprenant. Ce lieu est connu comme l'un des plus touristiques du Chili. Mais avec nos 16 heures de bus dans les pattes, nous ne sommes pas vraiment d'humeur… Nous laissons donc tout ce petit monde se disperser et commençons tranquillement à chercher un lieu où passer les prochaines nuits. Après un petit tour d'horizon, le bilan est plutôt négatif : tout est hors de prix et sans le moindre charme. Nous décidons donc de changer de tactique : Nat ira arpenter les lieux pendant qu'Emilie gardera les sacs. Et ça paye ! Nous nous retrouvons dans une ferme un peu excentrée mais bien moins chère que le reste et remplie de sud-américains. Dès notre arrivée, les musiciens du coin nous proposent des infusions de coca, de la bière (pour Nat) et cherche à en savoir un peu plus sur nous. Deux jours plus tard, nous voilà en selle avec Christian, un chilien poète le jour et barman le soir (rien que ça !!). Il nous a promis de nous emmener visiter le coin à vélo, puis d'aller admirer le coucher du soleil dans la célèbre Vallée de la Luna. La visite commence doucement. 30 kilomètres plus loin et le vent en pleine face, ça devient plus rude. Enfin, cerise sur le gâteau, nous arrivons à la Vallée de la Luna quand tout le monde redescend. Pas étonnant puisque personne ne s'aventure à vélo vers cette zone tellement ça moooonte. Nous sommes terriblement déçus mais, en réalité, nous ne sommes qu'au début de ces rendez-vous manqués...
Trois jours plus tard, alors que nous avons décidé d'aller voir les étoiles dans le désert, nos "amis" chiliens nous convient à un concert. Nous changeons nos plans mais arrivés au lieu-dit, pas de concert ! Les musiciens étant arrivés en retard, les programmateurs ont remballé leur attirail. Deux jours plus tard, alors que nous avons décidé de quitter San Pedro, la même petite bande nous assure qu'une super fête se prépare dans la Vallée de la Muerte, à l'occasion de la pleine lune. Une fois encore, nous changeons nos programmes et nous voilà partis, sac de couchage sous le bras, pour la fameuse fiesta. Manque de pot, notre groupe ne retrouvera jamais les musiciens et hop, retour à la casa. Ah ces musicos !!!
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