

C’est à notre retour du Machupicchu que nous avons pu constater le potentiel théâtral des péruviens.
Nous nous reposons de la visite du site et Emilie se couvre le visage de biafine quand le réceptionniste de l’hôtel entre dans notre chambre. Il nous tend alors un billet en nous expliquant que c’est un faux !
S’en suit une heure et demi de tergiversations. Il tente d’abord de nous prouver que c’est un faux (ce que nous ne tardons pas à constater sans le lui dire) puis que c’est bien celui avec lequel nous avons payé la nuit précédente. Sa seule preuve : le numéro de notre chambre inscrit sur le billet ! Nous lui rétorquons que c’est impossible puisque nos billets sortent de la banque et sont tous neufs. Et quand bien même ce serait le nôtre, il aurait dû nous en avertir la veille.
Voyant que nous ne sommes pas prêts de céder, il commence alors à nous jouer une comédie digne d’un oscar ! A l’écouter, il devra travailler pendant un mois pour rembourser ces 100 pesos (25 euros) à sa patronne. Mais notre expérience de gringos au Chili a déjà bien renforcé notre méfiance et nous refusons de lui échanger le billet. Cela s’avérera être le bon choix : nous nous rendrons compte plus tard que tous les numéros de nos billets, tirés à un même guichet, se suivaient alors que le numéro du sien n’avait strictement rien à voir !
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